Un protagoniste inattendu

Dans une si grande ville, où tout le monde n’a pas le temps ni la possibilité de s’enfoncer dans la forêt, il y a un lieu profondément barcelonais qui a joué un rôle clé pour que les champignons continuent à occuper une place de choix tous les automnes : les marchés. Un vaste réseau qui, malgré le passage du temps, reste fidèle à son rôle de pont entre la ville et, dans le cas présent, le sous-bois. Comme le dit Jordi Vilà : « Si les marchés disparaissent, les champignons disparaissent ».

En catalan, nous avons plus de six cents mots pour parler des champignons. Et ce n’est pas une hyperbole lexicale : c’est la preuve que nous sommes l’une des cultures les plus mycophiles au monde.
Les champignons en Catalogne

Chaque automne, des Catalans de tous horizons se rendent en pèlerinage dans les forêts avec une dévotion presque liturgique, à la recherche d’un produit qui est aujourd’hui presque vénéré.

 

Tout naît d’un pacte tacite. Un coin de forêt. Un secret. Chaque famille a le sien et il se transmet de génération en génération : un lieu où les champignons ont toujours poussé et où ils pousseront toujours. Une sorte de symbiose se crée entre la famille et la forêt et elle se renouvelle année après année.


C’est une histoire d’amour entre une culture et un produit qui trouve ici les meilleures conditions pour pousser, tant en qualité qu’en diversité. Une complicité qui s’est infiltrée au plus profond de l’âme gastronomique barcelonaise et catalane.

« Notre cuisine ne peut pas être une tendance. Elle doit rester un patrimoine vivant, façonné par le temps, et non par les modes. »
La cuisine de Jordi Vilà

À l’ère des effets de mode éphémères, Jordi Vilà revendique le champignon comme un geste de cohérence : une créativité bien ancrée, une gastronomie marquée par la mémoire et une personnalité sans fioritures. Retrouver ces odeurs et ces parfums qui habitent au plus profond de nous. Grâce à la créativité et au talent.